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AOP Maine-Anjou Conditions de production Respect du lien au terroir






Un des critères majeurs de la production de viande AOC Maine Anjou est de respecter une densité d'animaux correspondant à 1 vache pour un hectare d'herbe. Ce critère a été établi à partir des entretiens avec les éleveurs, il traduit un mode d'élevage soucieux des équilibres, et exclu tout forçage du milieu.







Ch. MOULIN Agro pastoraliste à l'INRA de Montpellier définit ainsi le système pastoral Maine Anjou :

1. Dans toutes les zones où sont présentes les Rouge des Prés, les sols se révèlent globalement pauvres (limono-sableux, voire sableux et peu profonds, en particulier) et séchants (réserve utile en eau faible à très faible).

2. Du nord au sud de la zone, ce n'est pas tant l'existence de pentes que la diversité des types de surfaces utilisées qui frappe ; ainsi, des zones relativement plates peuvent aussi se trouver dans la zone d'élevage Maine-Anjou – d'ailleurs plutôt dans le « centre » que sur les pourtours, qui me semblent, eux, plus marqués par des reliefs.

3. Les systèmes Maine-Anjou ont manifestement su se moderniser, tout en maintenant leur tradition de « prudence » vis à vis de l'artificialisation du milieu. Ainsi, la culture de l'herbe s'est largement répandue (il ne reste finalement que peu de prairies naturelles) et la culture du maïs pour l'ensilage est présente partout – parfois même irriguée. Le maïs ensilage est massivement utilisé pour les taurillons et, du coup, il n'est pas rare que les vaches en profitent, en petites quantités.

4. La « règle » reste que les vaches Maine-Anjou doivent manger de l'herbe, le plus possible sous forme de pâturage, sinon sous forme de fourrages séchés – foin ou enrubannage. En conséquence, l'éleveur de Maine-Anjou doit posséder une connaissance fine de son milieu et une technicité importante concernant les techniques de pâturage.

5. L'été est une saison « à enjeux » : elles est marquée par une sécheresse prononcée et les animaux sont directement sollicités (par un amaigrissement) pour pallier la diminution des quantités offertes et de la qualité de l'herbe. La rusticité des animaux porte donc essentiellement sur leur fonctionnement alimentaire : ces vaches peuvent se contenter de fourrages pauvres et mobiliser fortement leurs réserves corporelles, à certaines périodes de l'année, sans que le système en pâtisse. Les éleveurs disent que, contrairement à d'autres races, les Maine-Anjou possèdent une capacité remarquable de « retape » (reconstitution des réserves corporelles) rapide après une période d'amaigrissement.
Nous avons pu constater que le pâturage des vaches Maine-Anjou, en été, est raisonné : les animaux mangent du stock sur pied (issu de regains de fauches et de pâturage incomplet de printemps) sur des parcelles de prairies temporaires de longue durée ou de prairies naturelles, présentant toujours (dans ce que nous avons observé) une bonne proportion de légumineuses (trèfle blanc essentiellement). Les prairies de bas fonds humides, quand elles existent, sont prioritairement affectées à l'alimentation en été. Cela démontre la capacité des éleveurs à organiser / créer des ressources d'été par le pâturage.

6. Les observations de terrain ont été faites en fin d'été – malheureusement lors d'une année très humide (paysages plus verts que « normal »). Néanmoins, même si, cette année, il y avait un peu plus de refus au pâturage, les surfaces présentent des couverts homogènes (peu de traces de sous pâturage « chronique » et de refus pluriannuels), ce qui démontre la technicité des éleveurs, qui savent alterner fauche et pâture et contrôler la hauteur d'herbe en sortie de pâturage.

7. On peut noter que la pression des autres races allaitantes : charolaises, limousines et blondes d'Aquitaine est forte dans la zone. Celles-ci semblent très bien s'y adapter et la filière aval – pour le moment - les préfère. Mais, les systèmes qui se développent avec ces races semblent avoir beaucoup plus recours aux fourrages stockés – surtout le maïs ensilage -, particulièrement en été, ce qui marque une différence fondamentale avec les systèmes Maine-Anjou.